Journal de bord, Alexandre Chauvigné. Part 1

Fin XIXe et début XXe siècle "la belle époque"

Modérateur : Dende

Isanovish
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Journal de bord, Alexandre Chauvigné. Part 1

17 oct. 2012, 00:52

Je me réveille dans un lit qui n'est pas à priori pas le mien. Amnésie totale. La pièce est cruellement vide, aseptique. Je ne pense pas à regarder au travers la fenêtre. Je me dirige vers la porte et l'ouvre.
Deux gardes.
La sensation de vertige m'est familière, comme ce mot, aseptique... Pas que j'en eus été directement affecté. Peut importe.
Ces gardes attendaient mon réveil pour m'amener voir un certain Docteur Axel Beaumont. Psychiatre. Je suis dans un asile d'aliéné. Je traverse un long couloir qui offre des portes closes comme seules réponses à mes questions. On m'annonce. Je m'installe dans le bureau avare en décoration du Docteur.
Je m'appelle Alexandre Chauvigné. La veille, des policiers m'ont trouvé dans ma loge à moitié mort. J'aurais tenté de me suicider avec de puissantes drogues. Ils m'en ont administré de moins puissantes pour pallier aux effets des premières. J'aurais également écrit des mots étranges sur les murs. Apparemment, je posséderais une arme, mais dans mon délire, je n'ai pas jugé utile de m'en servir pour mettre fin à mes jours, même ci cette dernière fut retrouvée près de ma main inerte. Le docteur m'annonce que mon mal est passager, je sors bientôt. Mon amnésie est également temporaire.
On m'amène dans une petite cour. Je fais la connaissance D'Elisabeth Collet, Gilles Héral et Bernard Suisse. Ils souffrent de troubles similaires aux miens.
Elisabeth est complètement paniquée, elle veut s'enfuir. Bernard est perplexe, énigmatique, et Gille ne parle pas. J'ai du mal à détacher les yeux d'une magnifique jeune femme qui réveille en moi des pensées licencieuses. Après tout, pourquoi ne pas prendre un peu de bon temps? Je vais la voir. Elle me demande immédiatement si je veux aller faire un tour dans sa chambre. Galant, je refuse. Je l'interroge, elle est là depuis quelques jours, elle est folle, tout le monde est fou, faut se faire soigner, elle ne sait pas quand elle sort. Je ne m'attarde pas.
Réfectoire. Je décide de ne rien avaler, cette histoire de drogue m'a refroidi. Mes compagnons eux ne se privent pas.

Il a été convenu avec Elisabeth que nous nous échapperions ensemble rapidement. Ca sent le fumier. J'ai quand même envie de comprendre.

Le crépuscule point. Je me réveille dans un lit qui n'est pas le mien. Je ne me souviens pas. La pièce est vide, aseptique... J'ai déjà vécu ça. Des vigiles m'accompagnent voir un docteur, je viens d'arriver, délire, je sors bientôt. C'est du réchauffé... je me retrouve dans la cour avec des gens que j'ai surement déjà vu. Elizabeth est terrifiée, Bernard se tait, Gilles est un peu plus loin. Je vois une femme, pareil... Je vais vers elle.
Elle m'invite dans sa chambre.
Je ne sais pas qui a violé qui, mais je me sens soulagé. Un peu rapide à son goût. En même temps je n'ai pas fait ça pour elle.
Je suis là depuis deux jours, et non depuis aujourd'hui. Je retourne dans ma chambre. Plus tôt, Elizabeth m'a confié qu'elle s'était faite des marques sur le corps et en avait laissé dans les toilettes pour voir si elle les retrouverait demain.
Je me plante un crayon dans l'avant bras.
Je regarde mon corps. L'ausculte. Cette sensation m'est familière, je connais le nom de tous les organes, les os, et leurs fonctionnements. Je dois être toubib. De nouveau dans la cour, je vais à la rencontre des gorilles qui bloquent l'accès au couloir. Je me plains d'un maux de ventre atroce afin de voir le docteur pour accélérer un peu les choses. J'ai le temps de voir derrière eux un mec dans les vapes, blessé, qui se fait trainer par deux mastodontes vers une pièce voisine, ainsi que la porte de sortie. Je vois clairement à quoi il ressemble. Mon estomac se rétracte. Il faut faire quelque chose.

Je me réveille en pleine nuit, un bruit ou quelque chose comme ça. Je sors de ma chambre, personne. Le bâtiment est vide. Paniqué, je hurle voir s'il y a quelqu'un, puis à défaut d'autres choses, j'inspecte les lieux.
Je découvre une salle de torture avec une dame de fer, du sang, beaucoup de sang. Elle était cachée derrière une fausse armoire dans une des pièces.
Dans le Bureau de M. Beaumont, je m'enquiers des dossiers médicaux de tout le monde. Elizabeth est une féministe militante. Bernard est avocat. Moi je suis docteur. Ah! Je le savais ! Tout me revient. Putain de chleu ! Ils veulent faire alliance avec nous, jouent sur notre humiliante défaite face au britanniques dans notre ancienne position à Fachoda.

Quand je me décide à sortir des policiers sont là. Je fais mine de me souvenir de rien, victime. Ils me mettent dans une de leurs voitures. Ils m'interrogent. Je ne dis rien. Un couinement venant du coffre. C'est Elizabeth qui tente maladroitement de l'ouvrir. On se retrouve dans la voiture je lui dis tout elle me dit tout, son périple dans la ville de Clairefontaine avec l'avocat qui l'a violenté pour qu'elle se taise. Nous le retrouvons au commissariat.

Next !

( Désolé pour les fautes, la flemme de corriger...)
Pièces jointes
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Re: Journal de bord, Alexandre Chauvigné. Part 1

17 oct. 2012, 08:22

très bon résumé, je me suis permis de corriger quelques éléments ;)
La photo correspond bien à l'image que j'ai

L'avocat a violenté Elisabeth, à ce point là?

Petit élément manquant d'être rappeler mais ce n'est qu'un détail, quand Elisabeth rentre dans la voiture de police, c'est avec les menottes... :grin:
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Re: Journal de bord, Alexandre Chauvigné. Part 1

17 oct. 2012, 11:00

Oui, quand elle est arrivé en ville en haillon, bruyante, il a bien fallu la calmé. XD
Je t'avouerai que la dernière partie est un peu bâclé, ça commençait à faire long mine de rien...
La photo, j'ai enlevé le texte original et l'ai un peu assombri, histoire de rester dans l'ambiance. XD

Tin, j'ai oublié les menottes, bâclé, vraiment, y a pas d'autres mots = D

Tu as bien fais de corriger des trucs, à la fin c'est devenu une bouillie de mots que je ne comprenais plus =)))
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Re: Journal de bord, Alexandre Chauvigné. Part 1

17 oct. 2012, 11:07

Les menottes était un éléments marquant pour Rebecca et qui a dû étonner ton personnage... D'ailleurs tu ne sais pas pourquoi elle a voulu ouvrir le coffre du véhicule... Elle n'est peut-être pas aussi saine d'esprit que tu le pensais... Et puis qu'a t-elle pu faire pour faire réagir l'avocat ainsi? Se qu'elle te dit dans la voiture n'est que sa version...

En pleine partie ou à chaud pour le personnage, il n'est pas toujours facile de s'imaginer se que pourrait penser son personnage des situations qu'il vit, mais entre deux partie, c'est l'équivalent d'une nuit pour le personnage qui se déroule, or en une nuit beaucoup de chose peuvent évoluer dans la tête du personnage...

Sinon la fin du résumé ne m'a pas semblé bâclée, je n'ai relevé que cette précision de manquante.
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Re: Journal de bord, Alexandre Chauvigné. Part 1

17 oct. 2012, 11:41

Ah oui, ce n'était pas ironique vis-à-vis de ta remarque, je sais que cet élément à grande importance.

La formule était destiné à pondéré mon oubli, car ça me fait un peu chier de ne pas y avoir pensé...

Je m'auto-nuance si tu préfères : D
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Re: Journal de bord, Alexandre Chauvigné. Part 1

17 oct. 2012, 11:59

Je ne l'ai pas pris pour de l'ironie et on s'était bien compris ;)
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