Résumé

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Aline
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Résumé

21 oct. 2018, 16:56

« Ne plie jamais, Aemon, et tiens-toi droit face à l’Empire, car tu es grand. Ne crains pas la mort, crains plutôt de ne plus pouvoir réfléchir seul. » Ce furent les derniers mots de mon frère. Après ça, une lumière, un souffle brûlent, et le chaos. Pas celui qui se répand dans l’univers, bien sûr, mais tout aussi violent. Les murs de chez nous avaient disparu en fragment de métal et de pierre, couvert de ce qui dégoulinait aussi sur moi : mon frère. Dans les bas-fonds de Necromunda, je suis devenu un mouton au milieu des loups, un enfant seul cerclé de bande de charognards. Je n’ai pas plié et je me suis taillé la part du lion. Je me suis tenu debout encore et encore pour m’élever au-dessus de la vermine. D’autre son devenu mes frères. À coup de lames et de meurtre, ma bande a suivi son chemin. Tout semblait facile et notre nom faisait trembler la fange, mais comme une étoile qui brille trop fort et dérange le soleil, nous nous étions fait bien trop remarquer. Ils sont venus une nuit, les chiens de l’empire, et le sang a, une fois de plus, recouvert mon visage, mais j’ai fait face et j’ai ri en dansant sur les cadavres de mes amis. L’empire pouvait bien me tuer, je m’en fichais. Un jour ou l’autre, de toute façon, dans les bas-fonds, la mort était une compagne que l’on attendait comme une amie, autant que ce soit alors que j’étais encore libre de corps et d’esprit. Ils ont dit que j’étais fou. Ils ont dit que j’étais dangereux et irrécupérable, mais qu’attendaient-ils donc pour tirer ? Mon frère était un rebelle ont-ils ajouté. Une femme s’est avancée et a plongé son regard en moi. Elle a souri.
- Je le briserais. Il deviendra un bon élément.
Me briser ? Moi ? Jamais !
- Pour l’empereur. » M’a-t-elle murmuré en souriant encore avant de disparaître.
Ils m’ont emmené et attaché. Ils m’ont enfermé sans nourriture, sans eau et le néant… sans fin… sans fin… encore et encore… le vide dans mon esprit. « Ne plie pas »… J’avais faim. « Ne plie pas »… J’étais fatigué. « Ne plie pas »... Je devenais fou. Il fallait que ça s’arrête vite avant que je n’arrive plus à réfléchir. « Ne plie… » Pas ? Je savais comment m’en tirer.
- Pitié ! Faites-moi sortir ! Je ferais ce que vous voulez ! Tuez-moi si ça vous chante ! Pitié !
Et la lumière était revenue. Les yeux fermés, je l’ai laissée inonder mon esprit et se répandre en moi. Le warp était de retour, fidèle phare obscur si délectable, mon unique dieu. « Alors voilà comment les chiens de l’empire traitent les gens comme moi ? Plus jamais ça, mais jamais des leurs non plus ! Je ne me conformerais pas à leur doctrine, je le jure. » Me suis-je dit à cet instant. Je pouvais jouer le parfait pantin, faire le beau et attendre un sucre. C’était une nouvelle façon de survivre, une nouvelle voie sous mes pas. La femme m’a mené ailleurs et ils m’ont appris à être un bon petit chien de l’empereur. Finalement ils ont dit que j’étais prêt il y a moins d’un mois.
- Pour l’empereur ! » Ai-je repris avec les autres, au garde-à-vous devant Van Kistl après son discours, lors de notre arrivée sur « nom du vaisseau que je n’arrive pas à relire »
Les jours ont défilé et nous avons enchaîné les entraînements pour « souder l’équipe » ou je ne sais quoi puis Van Klist nous a convoqué.
- Un psyker a disparu sur Tentra 4.
Ça m’a fait sourire intérieurement. Ils n’aiment vraiment pas que leurs jouets disparaissent, surtout ceux qui pourraient fondre un plomb et se soumettre au Chaos. Le premier inquisiteur de Kistl : Wilfrid Sicavax, s’est emporté en jurant tous ces aïeux que nous étions incapable de mener à bien cette mission parce que nous étions des novices. J’ai dû me retenir d’éclater de rire quand il a continué.
- Il était 1er conseiller du gouverneur planétaire Wolfran Sicavax.
Il se demande vraiment pourquoi ce n’est pas lui qui est envoyé enquêter ? Et c’est moi qui suis fou ? Enfin… Notre inquisiteur pose quelques questions et Klist nous fait passer les dernières nouvelles de Tentra 4. Rien que de très banal : disparition d’une équipe, soulèvement populaire,… Ça n’a pas vraiment l’air en relation avec notre affaire.
- Et il ressemble à quoi notre homme ?
Ils me regardent tous comme si j’avais insulté l’empereur, mais c’est élémentaire si on veut retrouver notre cible pourtant. Passons… À qui profite l’enlèvement d’Arturus Polan ? Son remplaçant s’appelle Konrad Von Koz, ministre des affaires commercial. Enfin, je parle d’enlèvement, mais j’ai l’air d’être le seul à y croire. Pour les autres, évidements, sous prétexte que Polan a été blessé dans une embuscade ork et qu’il est revenu un peu différent, forcément, il est devenu hérétique et il est parti de lui-même. Ça leur va bien aux chiens de l’empire de dire ça. D’ici à ce qu’ils disent que Polan devait certainement être mêlé à la disparition de l’équipe de Tentra 4.
On nous dépose sur Tentra 4 peu après et direction le général pour l’interroger. Il n’est pas dur à trouver et nous le croisons rapidement dans les couloirs. Avec lui, une femme à l’air affligé. Derrière, un homme et une none les suivent. On a tout juste le temps d’annoncer qui nous sommes et la femme se jette sur nous.
- Mon fils ! Retrouvez mon fils !
Son fils ? Non, mais sérieusement, ce n’est pas notre travail.
- Il a disparu avec Arturus Ploan.
Là tu m’intéresses.
- C’est lui qui l’a enlevé ! Il était son instructeur ! Tout est de sa faute !
Évidemment ! Facile, net et efficace ! J’aurais pu parier qu’il en ferait un coupable, un crime où un autre leur importait peu. La none emmène la femme en pleurs et ne reste que les deux hommes.
- Je vous présente Konrad Von Koz. » Finis par dire le général Sicavax.
- À ouai ! Celui à qui profite la disparition !
Silence pesant, regard en biais, il n’y avait vraiment qu’à moi que cette idée était venue ? Mr Von Koz n’a pas l’air à l’aise avec ma réflexion. Et alors ? Ils vont me faire quoi ? Rien ? Je souris.
- Bien, où souhaitez-vous être logé ?
Notre inquisiteur se tourne vers nous, le regard interrogateur.
- Non, mais sérieusement ? Tu vas nous poser la question ? Ce n’est pas à toi de décider de ça ?
Et bin si, il nous demande. Quel chef ! Pas sûr que j’ai envie de mourir pour lui un jour. Bref il nous dispache là où nous souhaitons aller, parce que c’est mieux tous séparé. Le couvent me semble un bon point de chute, mais avant, je suis bien décidé à fouiller les affaires de Polan et du môme. Peut-être avait-il reçu des menaces ? Il n’y a rien à signaler à part qu’il manque son bâton. C’est un psyker de bas-étage, juste assez moyen pour survivre à l’embuscade qui l’a laissé trop bizarre pour combattre encore. J’espère bien être un peu mieux que ça un jour. Bref, une pure perte de temps.
Quand j’arrive devant la chambre du môme des gardes font barrage. La mère pleure encore à l’intérieur et refuse de me laisser entrer.
- Sérieusement ? Elle veut vraiment qu’on le retrouve son gosse ?
Les gardes obtempèrent et me proposent d’attendre le gros repas du soir pour que je puisse me faufiler à l’intérieur. Eux avaient l’air de bien l’aimer le gamin. Il était brillant et gentil de ce que j’en comprends. Moi, du moment qu’en le retrouvant je mets la main sur Polan, que le môme soit un parfait fils à maman me passe loin au-dessus. Je ne trouve rien non plus dans cette chambre. Il est tard, je n’ai pas mangé et j’ai envie d’aller dormir. Je passe par la salle de banquet pour parler à notre inquisiteur avant de partir.
- Il y a eu une centaine d’autres disparitions et Polan serait le coupable. Il a été mis aux arrêts, mais il se serait téléporté avant d’être enfermé dans une chambre noire.
Un frisson me parcourt le corps et je retiens un hoquet nauséeux en me souvenant de ce qu’une telle pièce fait aux gens comme moi et Polan. Il a dit « téléporté » ?
- Il n’en est pas capable ou alors c’est de l’hérésie. » J’ai lâché le mot sans vraiment m’en rendre compte, mais je n’y crois pas vraiment. « Pour moi, il a été enlevé à ses geôliers, mais je sais pas encore pourquoi et par qui. En tout cas, IL Y EN A UN À QUI ÇA PROFITE BIEN !
- Ça suffit ! Va voir le technoprêtre ! Il pourra certainement te donner plus d’information.
- Je ne sais pas où il est. Là je vais me coucher.
- C’est un ordre.
Un ordre ? On vera. J’interpelle un garde.
- Hé, peigne-cul ! Tu sais où et le technoprêtre ?
- Pardon ? C’est à moi que vous parlez ?
- Oui !
- Non, je ne sais pas !
- Bin voilà, problème résolu. » Dis-je ne me retournant vers l’inquisiteur. « Il sait pas, je sais pas, je vais me coucher.
- Rendez-vous demain à 7 h 30 ! » A-t-il juste le temps de me glisser avant de je le plante là.
Compte là-dessus et couche toi tôt !
La navette me ramène au couvent. La nuit est déjà bien tombée et les nones ne s’attendaient pas à voir un psyker débarquer.
- Il semble que ce soit votre chambre. » M’indique l’une d’entre elle, visiblement de garde.
Mauvaise formule ma pauvre !
- Il semble ou vous êtes sûr ?
Silence.
- Non, mais dites-moi. C’est là que je dors ou pas ?
Elle me laisse là, outré. Allons, faut savoir se détendre parfois, c’était pour rigoler un peu ! Allez, au lit, demain sera un autre jour.
Je vais te mettre mon pied au cul si fort que celui qui parviendra à le retirer s'appellera Arthur !
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Aline
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Re: Résumé

15 déc. 2018, 12:06

Au matin, il est temps pour nous de faire ce pour quoi nous avons été dépêchés sur place. On avait des pistes. On en avait même plus que de raison. On les a toutes suivies et toute éliminées. On a interrogé tout le monde, même le général Sicavax. Rien… J’en démords pas. Polan est une victime et Alexander Sicavax a tout fait pour le faire tomber. La question c’est : Pourquoi ? Qu’est-ce qui pousserait un gamin à peine plus jeune que moi à balancer son mentor aux loups ? Et que vient faire Von Koz dans l’histoire ? Il a l’air vraiment trop louche, mais après avoir interrogé un peu de monde, il s’avère que l’histoire ne lui profite pas du tout. C’est même le contraire puisque ses affaires à l’astroport sont en train de s’effondrer depuis qu’il est trop occupé avec son nouveau poste de premier conseiller. Me serais-je trompé ? Il me semble pourtant louche… Einrich, notre inquisiteur, n’a pas l’air de sentir les deux dirigeant de l’Adeptus sur place : Vans et Stubs. Le premier est une brute plus habile à la matraque qu’aux calculs mentaux. L’autre est un carriériste de base, un chefaillon plus occupé à mettre des bâtons dans les roues de son premier enquêteur qu’à faire son travail correctement. Ils sont stupides, comme tous les chiens de l’empire, trop pour faire partit d’un truc aussi gros que j’en ai l’impression. Le seul en qui on a à peu près confiance, finalement, c’est Lokan : le premier enquêteur de Tentra. C’est le seul à sembler réglo, le seul à avouer qu’il a merdé, le seul à nous demander de l’aide vraiment. Il dit avoir un moyen de trouver une piste, un truc pas hyper net. Pourquoi pas ? On a plus vraiment de pistes à suivre. Einrich le délit de son poste pour lui permettre de plonger dans les bas-fonds sans crainte. L’idée paraît bonne, en théorie.
- On va le retrouver froid, notre enquêteur…
Ça m’a échappé et les autres n’y croient pas, évidemment. Pourquoi est-ce qu’on écouterait un psyker ? Dommage. Je l’aimais bien. Bien sûr, j’aurais pas maté un bloodbowl avec lui, mais il avait le mérite de m’être presque sympathique.
- Et maintenant ?
C’est qu’il pose de sacrément bonnes questions Einrich ! … Il a pas plus d’idées que nous de ce qu’on doit faire. À la caserne de l’Adeptus on apprend l’arrestation de Polan avant sa disparition, la purge des cellules avant son arrivée au cas où, avec ses mégas trop puissant pouvoir de psyker moyen, il pourrait rendre fou les détenus. Polan s’est même pas défendu puis il a disparu d’un coup : pouf. Moi, j’ai qu’une seule certitude : cette histoire pue et, franchement, Polan était pas capable de se téléporter comme ça. Pas tout seul en tout cas. L’enquête piétine…
Einrich décide d’attendre le retour de Lokan en allant voir ce qui s’est passé aux mines. Comment, d’une exploitation soumise et productive, on est passé au meurtre des contremaîtres et à l’extermination d’un village complet de mineur. S’il y en a un, il est pas flagrant pour l’instant. On décide quand même d’interroger ce qu’il reste des villageois. Étonnamment, on est pas franchement les bienvenus et l’endroit se vide aussi vite que des rats quittent un navire qui coule. J’arrive quand même à en rattraper un, le plus vieux. Allez ! Faut que je fasse un effort pour pas être un parfait connard. Après tout, c’est juste un gars qui bosse. Je sais le faire, ça va bien se passer…
- Je ne vous veux aucun mal !
Cette blague… Konrad a son fusil braqué dans sa direction. Il est pas fou le vieux. Je me serais pas arrêté non plus.
- Nous enquêtons sur la disparition d’enfant à la capitale !
Fais un effort, vieux chnoque, et retourne-toi ! Il va te tirer dans le dos si tu continues à courir…
Le vieux s’arrête enfin. J’ai prononcé les bons mots. Il a aucune sympathie pour moi, bien sûr, comme le reste de l’empire, mais au moins il répond aux questions sans poser de problèmes. Il nous explique même la révolte des mineurs. Apparemment, la capitale aurait demandé à augmenter les rendements et les coups d’élèctrofouet qui vont avec. Une demande du général ou de Von Koz ? À part ça, leurs gosses disparaissent pas, la vie est dure, rien de trop intéressant. Il y a deux autres villages dans la région, mais il n’y aura certainement rien à y voir de plus. Nous retournons donc à la capitale pas beaucoup plus avancée.
Notre sœur de bataille et Konrad décident d’aller fureter du côté de l’astroport, chez Von Koz. Moi, je vais poser deux trois questions aux gardes du palais histoire de… Par acquit de conscience. C’est des gars réglo, des vétérans, mais j’apprends pas grand-chose. Alexander est un garçon bien sous tout rapport, apprécié et doué. Il s’était éloigné de Polan depuis peu et Polan n’était plus vraiment d’accord avec le général ces derniers temps… De la politique interne : leur problème. C’est pas ici que j’apprendrais quoi que ce soit de plus. Je vais me coucher.
Je vais te mettre mon pied au cul si fort que celui qui parviendra à le retirer s'appellera Arthur !
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Re: Résumé

15 déc. 2018, 13:52

Cette planète me taper furieusement sur le système ! Même pas moyen de dormir en paix. Apparemment les Adeptus ont coincé un gars qui bravait le couvre-feu. En quoi ça nous regarde ? Je veux juste finir ma nuit tranquille… évidemment, Einrich décide qu’il faut aller voir… tous… Autant dire que je vais pas être d’humeur aujourd’hui.
À notre arrivé, le gars à l’air plus cinglé que moi et je suis psyker : j’ai un brevet sur la cinglétitude. Il nous crache quelques coordonnés et décide que le mur de la rue lui semble avenant. Il s’explose le lobe frontal dessus. Ça fait pas un pli et le gars tombe raide mort, du sang partout. Je détourne le regard, j’ai les mains moites et la nausée. Je me serais bien passé d’une telle scène en vérité. Personne n’a remarqué. Tant mieux. J’ai pas envie de passer pour une mauviette.
Les coordonnés sont celles de l’un des deux villages qu’on a laissés de côté hier. Finalement, il y avait peut-être un truc à voir là-bas. Le temps d’y arriver, c’est presque midi. J’ai pas pu redormir durant le trajet. Les images du gars de la rue et son acharnement à se démonter la tête à grand renfort de murs me hantent… Faut que je me calme où ça pourrait mal terminer pour moi et le reste du groupe. Si je déraille trop, le warp… mon warp adoré… ma lumière dans le néant... pourrait me dévorer tout cru et me recracher… Mieux vaut ne pas y penser, en fait.
Encore une fois, notre arrivée ne laisse pas les villageois insensibles et c’est une pluie de balle qui nous souhaite la bienvenue. S’ils ont rien à cacher, ils font bien semblant. Au milieu des tentes, une seule maison en dur et une dizaine de points de chaleur. Un coup d’œil rapide à l’intérieur, un tir que j’évite juste.
- Je crois qu’ils sont armés et qu’ils ont pas envie de nous voir.
La finesse de Titus prend le relais et c’est à grand coup de lame qu’il nous taille un chemin vers l’intérieur et les points de chaleur qui ont disparu.
C’est un carnage : du sang partout, des corps, des marques de Korn… Revoilà mon envie de vomir. Je sens mes doigts qui tremblent. Je sens que mon esprit s’engourdit lentement. C’est pas bon… Quelqu’un rit. C’est moi ? Dans la pièce d’à côté me remmène à la raison. Pas le temps pour perdre mon sang-froid. La trappe par où on fuit les points de chaleur était piégée. Le reste du groupe est blessé, mais c’est léger. On s’engouffre dans le tunnel à leur poursuite et tout s’enchaîne très vite. Au fond, deux gars nous attendent. Titus en déchire un en deux et je crame l’autre : net et sans bavure. Le premier homme que je tue de sang-froid. Ça fait bizarre. J’aurais pas imaginé ça aussi facile. Une charge explosive sur la porte, sans effet, et on se rappelle enfin qu’ils prient Korn. Un peu de sang sur la porte plus tard, nous voilà face à d’autres villageois mécontents de notre passage. Konrad leur fait cadeau de quelques pruneaux pour détendre l’atmosphère et le calme revient enfin. On trouve une note qui raconte comment l’un des mineurs, certainement le chef qu’on vient de tomber, s’est retrouvé à servir Korn.
Une troupe de space-marine débarque peu après pour faire un peu de nettoyage dans le village. C’est pas propre, mais c’est efficace. Indiana et Konrad s’en tirent pas à bon compte et c’est sans eux qu’on va devoir continuer notre enquête.
Avant de retourner à la capitale on s’assure que le troisième village est bien clin. Il l’est, mais une gamine m’intercepte. Elle a peut-être six et de grand yeux curieux. Elle a l’air gentille. J’ai toujours aimé les enfants. Ils sont simples et purs, pas encore pervertis par la doctrine de l’empire. Elle a quelque chose en plus, un truc que je suis le seul à savoir. Elle l’a senti aussi cette étrangeté en moi, cette force qui nous lie et nous rend si semblables.
- Toi aussi tu fais des trucs bizarres ? » Me demande-t-elle. Décidément, ce que j’aime cette pureté. « Les autres ne m’aiment pas à cause de ça. Ils ne veulent pas jouer avec moi.
T’inquiètes, petite, ils ne veulent pas jouer avec moi non plus. Ils ont pas le choix, c’est tout.
- Ils ont peur parce qu’ils te comprennent pas.
- Comment je peux devenir comme toi ? Je veux devenir forte.
Forte ? Mais est-ce que tu sais seulement ce que ça veut dire à ton âge, petite ? Je peux pas faire grand-chose pour elle à part aller moi-même la déposer au couvent. Ça lui évitera au moins cette impression de petite mort aux mains des rafleurs en noirs (j’ai oublié leur nom à ces chiens) quand ils nous emmènent dans leur cage de vide et de silence. Einrich n’est pas d’accord, mais je finis par le convaincre en me portant garant de la petite. C’est tout ce que je peux faire… J’aurais voulu plus… Je lui promets de passer régulièrement prendre de ses nouvelles et on nous rappelle à la capitale. Il y a du nouveau.
Le corps du cinglé au mur a parlé et il nous a lâché un pauvre tatouage. C’est un symbole ecclésiastique lambda : une église de la capitale parmi d’autres… Lokan aussi nous recontacte. Il n’a pas vraiment de nouveau, mais il se sent suivi.
- Ça va mal finir pour lui.
- Mais non. » M’assure Einrich, alors pourquoi j’ai cette sensation étrange qui veut pas s’apaiser ?
Lokan doit, malgré tout, nous biper toutes les deux heures pour nous assurer qu’il est vivant et je vois Einrich qui commence à perdre patience. Rien ne progresse, rien ne se débloque, et son impression que Vans et Sturb se foutent de nous est de plus en plus pressante. Moi je suis toujours certain que Polan ne s’est pas enfui. Pire, si Einrich à raison et que les deux idiots sont bien de mèche avec sa disparition, il est probablement mort. Le côté inquisiteur d’Einrich ressort et c’est la finesse qui prend un furieux coup lors de la fouille de leur bureau. On laisse l’endroit sens dessus dessous avec l’ordre impératif de retrouver l’église cloué sur leurs deux portes. Je constate, malgré tout la disparition du dossier de l’arrestation de Polan. C’est étrange.
- On rentre. » Lâcha finalement Einrich, dépité. « Vous avez quartier libre pour ce soir.
Faut pas me le dire une deuxième fois.
Je sais pas ce qui m’amène vraiment à retourner voir les gardes ensuite : peut-être une envie soudaine de reposer certaines questions d’une façon différente en espérant d’autres réponses ou la possibilité insidieuse qu’Einrich pourrait finalement avoir raison sur l’implication de Vans et Stubs. Quoi qu’il en soit, les soldats du palais n’aiment pas Vans et sa brutalité décomplexée. En fait, j’ai surtout passé une bonne soirée avec eux devant un match mouvementé de Bloodbowl, une bière à la main, loin des obligations et des salues dut à ma position dans une suite inquisitoriale.
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Re: Résumé

15 déc. 2018, 16:00

C’est pas possible ! Mais ils savent vraiment pas ce que c’est une nuit complète ici ? Nous voilà encore réveillés à l’aube et convoqués par le général sous un quart d’heure. Ça me laisse au moins dix minutes pour dormir plus.
Bon j’avoue, j’ai dormi un peu plus, en fait, et je suis arrivé en retard, mais est-ce que je méritais vraiment d’être celui accusé pour le bazar laissé hier aux bureaux des idiots ? Je me retrouve mis à la porte de la salle à l’instant où j’essaie de me défendre, évidemment. C’est la faute du psyker : facile.
Bref. Quand Einrich sort enfin, un appel de Vans nous informe qu’ils ont enfin trouvé à quelle église correspondait le symbole découvert sur le cadavre du mur. Il essaie bien de rajouter quelques choses, mais il n’en a pas le temps.
On fait un rapide détour par le couvent pour récupérer la sœur de bataille, et j’en profite pour prendre des nouvelles de la petite psyker qu’on leur a déposé hier. Apparemment, elle s’intègre bien. Tant mieux, je suis rassuré. D’ici quelques années, elle parlera comme un vrai chien de l’empire et peut-être, si elle a de la chance, elle intégrera une académie où on lui apprendra à se contrôler. La mère supérieure me remercie pour l’intérêt que je porte à cette enfant. Ça a l’air de la surprendre… Et ouais, je suis peut-être pas qu’un connard sans cœur… Elle m’apprend aussi que notre sœur de bataille a interrogé la petite durant la nuit. Je sais pas pourquoi ça me fait perdre mon sang froid. Je me suis probablement un peu trop attaché à cette gamine…
- Je te déconseille de l’approcher encore !
C’est sorti tout seul et me voilà à déverser ma colère sur la sœur de bataille. Je me fais l’effet d’un grand-frère surprotecteur… Moi… Sérieusement ?! Et puis pourquoi pas, après tout ? Je l’aime vraiment bien cette gamine.
Le reste du voyage jusqu’au bas quartier me parut bien long avec le silence pesant dans la Valkyrie, mais Vans n’avait pas menti. Ils avaient bien trouvé l’église qu’on cherchait, juste derrière le cadavre pendu de Lokan. Un ‘Je vous l’avais bien dit’ et la découverte d’une vilaine plaie dans le torse de Lokan plus tard, il est temps d’aller enquêter dedans. Une soixantaine de brutes de clans divers nous accueille avec une certaine méfiance et leurs mains sur leur bolters. Le prêtre qui officie ici s’appelle Karl Dussango, un petit vieux presque sympathique qui n’a rien à nous apprendre, enfin, c’est ce que croit Einrich. Il emmène Titus et quitte l’endroit. Pauvres ignorants. Vous ne sentez donc vraiment rien ?
- Si, par hasard, vous croisiez un psyker, Polan par exemple, dites-lui que je veux l’aider.
Karl n’a pas l’air de comprendre, mais j’ai été entendu.
- Nous ne sommes pas Polan. » Murmurent quatre voix dans ma tête. « Mais nous avons besoin de votre aide. Dites-lui qu’il peut nous signaler.
- Vous signaler ? » Je lâche à voix haute.
- Les entendez-vous ? » Questionne Karl.
Un échange de regard : nous nous sommes compris. Il me propose de le suivre à la cave et j’ordonne à la sœur de bataille de rester en haut.
En bas, quatre psyker d’une puissance certaine m’attendent.
- Que puis-je faire pour vous ?
- Vous devez nous dire quoi faire. » Me supplient-ils presque.
- Faites comme moi. Vous êtes puissant. Intégrez une académie. Montrez le visage qu’ils attendent de vous. Laissez-les croire que vous êtes de bons chiens bien dressés. Ils vous laisseront vivre.
Karl s’emporte. Visiblement, je ne suis pas le premier à leur dire qu’il vaut mieux sembler être à leurs ordres que se cacher à vie. Les quatre finissent par approuver.
- Une dernière chose. » Dis-je en souriant. « Pour l’empereur !
Ils rient. Ils ont compris et Karl me fait un peu plus confiance. Il a finalement des choses à dire. Von Koz se sert des gangers qui viennent ici comme mercenaire sans scrupule. C’est lui qui finance cet endroit et il a bien moins de soucis qu’il nous a semblé le découvrir avant-hier. Décidément, c’est de plus en plus louche.
On rejoint les deux autres au bar le plus proche, là où travaille le gamin en charge de continuer de nous envoyer le ping de Lokan toutes les deux heures après qu’il ait été tué. Apparemment, le barman s’est fait volé une lame qui correspondrait à la plaie au torse de Lokan des années plus tôt et le gars qui aurait filé le transpondeur au gamin ressemblerait à un de ses réguliers. Pas le temps de boire un coup, une fusillade éclate un peu plus loin et, par chance, c’est notre suspect qui vient d’abattre un ganger. Pas très futé, nous n’avons pas grand mal à l’immobiliser et à l’embarque. Faut dire que saucissonné avec du barbelé, il risque pas de se défendre. Ça m’écœure, mais le pire reste à venir et je préfère ne pas assister à l’interrogatoire plutôt ‘pénétrant’ de la sœur de bataille.
Bilan avant sa mort : Vans, Stubs et Von Koz sont de mèche. Ma soirée avec les gardes va me servir et je leur demande d’aller chercher les deux premiers en renforçant la garde du général. Au mieux, il sera plus en sécurité, au pire, il sera sous surveillance. Nous, on passe par l’astroport récupérer Von Koz, mais il n’y est pas.
Un appel des soldats nous alerte de la disparition de tout ce beau monde, du général et de sa femme. Ils me proposent d’aller vérifier si la famille ne se trouverait pas dans leur bunker personnel, sous le palais.
- Allez-y, on arrive.
On reçoit un autre appel dès notre arrivée au palais. Les soldats essuient des tirs au bunker. Faut pas qu’on traîne.
C’était pire qu’attendu. Quelque chose grandissait là-bas derrière la porte et ça ne présageait rien de bon. Les hurlements de Vans et Stubs nous indiquèrent le début de la bataille du couloir. Enfin, ce qui aurait pu l’être sans l’intervention brillante de Titus et de la sœur de bataille. Dans le bunker, monsieur et madame Sicavax sont en transe face à un portail de Slanesh. Le chaos…
La mère semble la plus corrompue des deux. Un violent coup de pied de ma part la fait prendre conscience de notre présence dans un hurlement à glacer le sang. J’ai peur… Sérieusement ! J’ai peur ! Le portail est large et qui sais ce qui peut en sortir.
- Mon fils viendra à mon secours avec son maître. » Affirma la mère avant de se jeter dans le portail.
Son fils ? Alexander ? Son maître ? Polan ? Je n’y crois pas ! Mais où est Von Koz ? Et où sont les enfants enlevés ? Il se passe quoi à la fin ?
- Vous arrivez trop tard ! » Se met à ricaner le général en reprenant conscience. « Comme vous avez été lent et nous si patients ! 500 enfants ! Quel magnifique sacrifice !
Combien il a dit ? Que des enfants ? Pourquoi ? J’ai l’impression que mon esprit se déconnecte à nouveau. C’est des monstres du chaos et, putain, j’ai peur de ce qui va nous tomber dessus ! J’ai mon bolter en main. Quand l’ai-je sorti ? Le général est mort à mes pieds mitraillés de balle. Ai-je tiré ? J’ai encore les mains qui tremblent et cette envie de vomir qui revient ! J’ose pas me retourner, mais je sais déjà que quelqu’un est sorti du portail… Un champion de Slanesh… J’essaie de garder mon calme et de puiser dans le warp, mais il ne m’obéit pas aussi bien que d’habitude… Faut que je me reprenne, mais j’entends ce murmure incompréhensible dans ma tête, comme une caresse… Pourquoi tout le monde semble avoir été blessé par une grenade ? Aurai-je perdu le contrôle ? Je suis désolé… Je n’y arrive pas… J’ai peur… rien n’y fait ! On va mourir ici ! Je veux pas mourir ! Pourquoi le warp ne me répond pas ?! J’ai mal ! Ma tête est une torture ! Est-ce fini ? Non… Le champion est tombé… Nous sommes saufs… Mes jambes ne me tiennent plus debout. Des milliers de questions tournent dans mon esprit sur cette enquête, mais aucune de mes réponses n’y correspond.
« Ne plie jamais, Aemon, et tiens-toi droit face à l’Empire, car tu es grand. » Les derniers mots de mon frère et les souvenirs reviennent, ceux que j’avais préféré oublier. « Oui, tu es grand, petit frère, il faut que tu te calmes. Tu peux y arriver. Tu peux le contrôler. Fais un effort.
- Je n’y arrive pas ! » Avais-je hurlé. « Ils ont dit qu’ils voulaient me tuer parce que j’étais un monstre !
- Ne crains pas la mort, crains plutôt de ne plus pouvoir réfléchir seul. Je serais toujours là pour te protéger d’eux.
- T’es un menteur ! Toi aussi tu as peur de moi ! »
Il n’avait pas de grenade, pas de bombe, il m’avait moi, incontrôlable, terrifié, en colère… Je suis resté allongé des heures au milieu des restes de son corps, sa tête, juste sa tête, serrée dans mes bras… J’ai cru que les bonnes sœurs du couvent voulaient me punir quand elles sont arrivées. J’ai fui. La psyker que j’ai rencontrée, des années plus tard disait que j’étais fou et qu’elle me briserait, mais mon esprit était déjà en miette. Elle m’a soigné. Elle m’a permis de remodeler ma mémoire pour que je croie à un mensonge plus doux que la vérité.
J’ai envie de vomir… Je veux quitter cette planète pourrie. Je me fiche de ce qui s’est passé ici, finalement. Le général a raison, on a été lent et cinq cents enfants sont morts par notre faute… Cinq cents vies fauchées sans raison parce qu’aucune bonne raison ne peut justifier un tel massacre ! Je n’ai plus qu’une seule idée : Prendre la gamine et fuir cette endroit, lui trouver un petit couvent pépère...
Je vais te mettre mon pied au cul si fort que celui qui parviendra à le retirer s'appellera Arthur !

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